Elles et ils ont contribué à écrire l’histoire d’objectif:ne !
À l’occasion des 20 ans d’objectif, nous donnons la parole à celles et ceux qui ont accompagné le développement de notre association. Ancien.ne.s stagiaires, collaboratrices et collaborateurs reviennent sur leur parcours, les projets qui les ont inspiré.e.s et ce que leur expérience au RUN et/ou chez objectif:ne leur a apporté. Deuxième témoignage avec Francis Daetwyler (interview – anniversaire 2/10).
Comment vous appelez-vous, quel a été votre parcours et que faites-vous aujourd’hui dans la vie ?
Francis Daetwyler.
Après une Matu économique à Neuchâtel (avec Jean-Jacques Delémont) j’ai étudié l’économie politique à Neuchâtel. J’ai enseigné durant quelques années, puis suis devenu secrétaire régional de Centre-Jura. Dans ce cadre, j’ai assuré le secrétariat des CRT (Conférences régionales des transports) pour le Jura bernois et les Montagnes neuchâteloise.
J’ai été député au Grand Conseil bernois, membre du Conseil du Jura bernois, de l’Assemblée interjurassienne et, après avoir quitté le RUN, Conseiller municipal à Saint-Imier.
Actuellement retraité, je collabore à la revue Eisenbahn Amateur et rédige pour la revue Intervalles une histoire des chemins de fer dans le Jura bernois.
Quel a été votre rôle lors de votre passage dans l’association RUN / objectif:ne ?
Avec le système des responsabilités géographiques et thématique, d’abord assurer le secrétariat de la Région Centre-Jura, ainsi appelée par ses promoteurs (André Sandoz, René Felber, Francis Loetscher, également Pierre Paupe) pour souligner la centralité de l’espace organisé autour de l’agglomération La Chaux-de-Fonds/Le Locle, dont le rayonnement est intercantonal et transfrontalier. Ma thématique portait sur les transports, et j’ai assumé le secrétariat pour le Jura bernois de la CRT Bienne-Seeland-Jura bernois, ainsi que celui de la CRT des Montagnes neuchâteloise.
Lorsque le RUN a du réduire la voilure, je me suis dit que mes jeunes collègues avaient davantage besoin que moi de perspectives professionnelles, j’ai quitté la structure, tout en y gardant un « pied-à-terre » avec le secrétariat de la CRT pour le Jura bernois.
J’ai été 4 ans conseiller municipal à Saint-Imier, et par les méandres de la politique, j’ai été membre du comité du RUN.
Je garde un excellent souvenir du RUN.
Expliquez-nous le projet qui vous a le plus enthousiasmée lors de votre passage chez objectif:ne
C’était la vision d’une nouvelle forme de relations entre les Communes et le Canton.
Par mon activité au sein de la Conférence suisse des secrétaires régionaux, j’ai eu parfois l’impression que la valeur du projet était davantage reconnue à l’extérieur que dans le canton. Faut-il en déduire que nul n’est prophète en son pays ? J’aurais très bien vu le RUN se développer à l’échelle de l’Arc jurassien, voire transfrontalière. Je le percevais comme un instrument idéal pour dépasser les frontières institutionnelles existantes, entre les Communes et le (ou les) Canton(s), avec un zeste de transfrontalier
Quelle compétence, encore utile aujourd’hui, avez-vous développée au sein de l’association ?
Une certaine vision latérale des problèmes, une compréhension des mécanismes de fonctionnement des institutions, ce qui sert toujours dans le monde associatif.
Objectif:ne a 20 ans cette année, que lui souhaitez-vous pour les 20 prochaines ?
Beaucoup de succès, et d’intenses collaborations dans le cadre de l’Arc jurassien.
ℹ️ Pour en savoir plus :
➡️ Voir le descriptif de la CRT Bienne-Seeland-Jura bernois évoquée par Francis sur notre site